Paris Saint-Germain Football Club

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Le Paris Saint-Germain Football Club, abrégé en Paris Saint-Germain FC, couramment appelé Paris Saint-Germain ou PSG, est un club de football français faisant partie du club omnisports du même nom, basé à Saint-Germain-en-Laye et dont la section professionnelle l'est à Paris.

La date de fondation du club est discutable, celle de 1970 régulièrement avancée correspondant en réalité davantage au changement de nom du Stade saint-germanois, fondé en 1904, en Paris Saint-Germain Football Club à la suite du rapprochement avec l'association Paris Football Club, groupe d'investissement créé en 1969 dans le but de reformer une équipe professionnelle dans la capitale.

Présent en première division du Championnat de France depuis 1974, Paris Saint-Germain est le club y évoluant depuis le plus longtemps sans discontinuité. En 2015, le club parisien réalise le premier « triplé » en remportant le championnat de Ligue 1, la Coupe de France et la Coupe de la Ligue. Le club compte à son palmarès six titres de champion de France (en 1986, 1994 et de 2013 à 2016), dix Coupes de France et six Coupes de la Ligue. Le club remporte la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1996.

Le Paris Saint-Germain a pour stade le Parc des Princes, depuis juillet 1974, et s'entraîne au Centre d'entraînement Ooredoo (ex-« Camp des Loges ») à Saint-Germain-en-Laye, un lieu hérité du Stade Saint-Germain. Dirigé dans ses premières années par des personnalités comme Daniel Hechter puis Francis Borelli, le club est racheté en 1991 par le diffuseur du championnat à la télévision, Canal+, qui mène le club parisien à un grand succès pendant ses premières années. Le PSG est ensuite vendu au fonds d'investissement américain Colony Capital en 2006, qui ne remporte pas de titre majeur hormis trois coupes nationales, puis cinq ans plus tard au fonds souverain qatarien Qatar Investment Authority (QIA). Les moyens financiers très importants qui sont injectés dans les caisses du club depuis 2011 lui ont permis de remporter douze titres sur la scène nationale. L'ex-tennisman et homme d'affaires qatarien Nasser Al-Khelaïfi en est le président du conseil de surveillance depuis 2011 et l'espagnol Unai Emery en est l'entraîneur depuis 2016.

Histoire

Une date de fondation discutable

L’appellation Paris Saint-Germain Football Club voit le jour en 1970 lorsque le Stade saint-germanois, fondé en 1904, reçoit l’appui de l'association Paris Football Club, groupe d'investissement créé en 1969 dans le but de reformer une équipe professionnelle dans la capitale, et change de nom en conséquent. Le Stade saint-germanois vient alors de gagner sa promotion en championnat National, deuxième niveau du football en France.

La date de 1970, année de fusion entre le Stade saint-germanois et le Paris FC, est devenue au cours du temps la date retenue par le club comme sa date de fondation. Celle-ci a figuré sur le logo du club de 1996 à 2013, et est reprise par des institutions comme la LFP ou l'UEFA.

Néanmoins, si cette fusion a bien officiellement eu lieu en juillet 1970, le Paris FC étant affilié à la Fédération française de football depuis le 13 décembre 1969 sous le numéro 24169, le fait que le Paris Saint-Germain FC soit un nouveau club est discutable, une fusion n'aboutissant pas nécessairement à la fondation d'un nouveau club.

En effet, comme le précise le Dictionnaire officiel du Paris Saint-Germain de Michel Kollar, le Paris FC n'est alors qu'une « association de personnalités regroupées pour la création d'un grand club de football à Paris ». Bien que l'association soit affiliée à la FFF, elle n'a ni joueur ni terrain. Le Paris Saint-Germain Football Club peut donc difficilement être considéré comme un nouveau club, émanant davantage d'un changement de nom du Stade saint-germanois, qui reçoit l'aide d'un nouvel investisseur. En 1998, Thierry Berthou, supporter du club et historien de formation, publie un livre intitulé Histoire du Paris Saint-Germain Football-Club (1904-1998) qui explique notamment pourquoi la date de fondation de 1904 devrait être conservée. Son travail ne trouve pas écho auprès du club, et il reçoit même des menaces de procès en cas d'« erreur » dans le livre de la part de Daniel Hechter et Francis Borelli, présidents du club de 1973 à 1991.

Depuis les années 2000, la date exacte du 12 août 1970 est même avancée par le club. Celle-ci correspond à la date d'acceptation du changement de nom de l'association Paris Football Club en Paris Saint-Germain Football Club par la préfecture de police de Paris, ce qui n'a pourtant pas de rapport direct avec une date de fondation. Auparavant, la date du 27 août était retenue[réf. nécessaire]. Elle correspond à la date de publication au Journal officiel de ce changement de nom, mais fut destituée car le club avait déjà joué en championnat le 22 août. Néanmoins, la date du 12 août n'a pas plus de sens, car le club avait déjà joué en amical sous le nom de Paris Saint-Germain FC les 1er et 8 août, et était déjà annoncé sous ce nom en mai 1970 comme qualifié pour disputer le championnat National 1970-1971.

Cette volonté du club de désormais retenir 1970 comme date de fondation peut s'expliquer par une volonté d'effacer sa période jouée sous le nom de Stade saint-germanois, club non historique au palmarès nul ayant disputé l'essentiel de ses saisons en championnat régional. Ainsi, depuis l'arrivé au club du fonds d'investissement souverain Qatar Investment Authority en 2011, le club a déjà communiqué sur le fait qu'il était devenu le club français le plus titré malgré sa jeunesse.

Une troisième date de fondation, 1973, pourtant totalement fantaisiste, a même été proposée jusqu'en 1991 et l'arrivée de Canal+ au sein de la direction du club. Elle correspond à la prise en main du club par le créateur de mode Daniel Hechter, qui revendique le titre de « vrai fondateur » dans son autobiographie. Cette date a par exemple été reprise dans L'Équipe du 3 mai 2005[réf. nécessaire], tandis qu'un documentaire censé fêter le 40e anniversaire officiel du club diffusé le 9 mai 2010 par Canal+, qui conserve le « contrôle éditorial », n'évoque pas le débat de la date de fondation et fait débuter son documentaire en 1973.

En définitive, comme d'autres clubs français, il est difficile de ne retenir qu'une seule date de fondation pour le Paris Saint-Germain FC, celles de 1904 (année de fondation du Stade saint-germanois) et de juillet 1970 (date de fusion officielle avec le Paris FC) pouvant chacune être soutenues.

Le Stade saint-germanois (1904-1970)

Le Stade saint-germanois voit le jour le 21 juin 1904, à l'occasion de l'inauguration des installations sportives du Camp des Loges en forêt de Saint-Germain-en-Laye. Le premier président est Félix Boyer. Club omnisports doté d'une section football, il s'affilie à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), dont il intègre le championnat de « Promotion de Première Division » (le quatrième échelon). À la suite de la disparition de la Fédération, le Stade rejoint la Fédération française de football-association (FFFA) en 1921 et doit s'inscrire tout en bas de l'échelle du football parisien. Commence alors une lente ascension vers les sommets de la Ligue de Paris. En 1932, alors que le football professionnel est autorisé en France, le Stade évolue en « Promotion de 1re division », le quatrième niveau régional. Il dispute cette année-là la Coupe de France pour la première fois, dont il atteint les 32es de finale en 1949 et 1951.

Champion de Paris en 1957, le Stade se maintient parmi l'élite des clubs amateurs du CFA treize saisons durant, sous la conduite de son entraîneur Roger Quenolle et de son président Henri Patrelle. En point d'orgue, les « Blancs » de Saint-Germain atteignent les quarts de finale de la Coupe de France en 1969, où ils affrontent l'Olympique de Marseille. Le match aller a lieu au Parc des Princes devant 14 760 spectateurs, le retour au stade Vélodrome. La confrontation voit la logique qualification des professionnels marseillais. Troisième de son groupe de CFA en 1969, le Stade réitère la performance l'année suivante. L'ouverture aux équipes amateurs de la Division 2 nationale, dite « open », mise en place cet été-là (dont Patrelle, membre du Conseil fédéral de la FFF, est l'un des instigateurs) offre la promotion aux Sangermanois.

1970-1973 : de la fusion au divorce

Alors que le Stade Saint-Germain du président Henri Patrelle s'apprête à obtenir sa promotion en Division 2 en 1970, un projet de relance du football de haut niveau à Paris tourne en rond depuis plus de dix-huit mois. Le Paris Football Club, créé en 1969 à la suite d'une étude du Conseil fédéral de la Fédération française de football, est resté un club virtuel toute la saison précédente. À quelques semaines de la reprise en 1970, le Paris FC n'a ni joueurs, ni entraîneur, ni encadrement, ni stade, ni inscription en championnat. Ce PFC avait en partie été financé par une collecte populaire et un échec signifierait le remboursement des donateurs. De plus, la FFF qui a engagé sa crédibilité dans cette relance du football de haut niveau à Paris après les dépôts de bilan du RC Paris, du Stade français et du CA Paris, envisage mal un échec.

Après le refus du CS Sedan Ardennes, seul club de Division 1 à proximité, de fusionner, et le refus de la Ligue d'accepter le club directement en D1, les promoteurs du PFC se tournent vers la 2e. Pressé par le temps, l'idée de fusionner avec le Stade Saint-Germain s'impose. Le 21 mai 1970, l'assemblée des associés du PFC vote pour la fusion avec Saint-Germain. Le 30 mai, la FFF publie la liste des clubs participant au prochain championnat de deuxième division : le Paris Saint-Germain FC figure sous ce nom sur cette liste au titre de la promotion du Stade Saint-Germain. Le « Paris Saint-Germain » est clairement noté comme qualifié du groupe Nord avec Creil et Cambrai. Le protocole de fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris FC est paraphé le 10 juin. Le 26 juin, un Conseil d'administration extraordinaire entérine la fusion du Stade Saint-Germain et du Paris FC est effective : le Paris Saint-Germain Football Club est né. Pierre-Étienne Guyot, ancien vice-président du Racing Club de France et partie prenante du projet Paris FC, en est le premier président.

La direction du nouvel ensemble est confiée aux deux vice-présidents : Guy Crescent (venu du Paris FC) et surtout Henri Patrelle, le président historique du Stade Saint-Germain, nommé président de la Commission sportive qui gère le football. Patrelle garde ainsi la main sur l'aspect sportif tandis que Crescent s'occupe de questions d'intendance. Le premier international français à rejoindre le club est Jean-Claude Bras, qui évolue au Royal Football Club de Liège en Belgique. Jean Djorkaeff, capitaine de l'équipe de France, rejoint le club dès le 22 juin, précédant de quelques jours son coéquipier de Marseille Jean-Pierre Destrumelle. Le premier match disputé sous le label « Paris Saint-Germain FC » est une rencontre amicale de pré-saison face à Quevilly. Les Normands s'imposent 1-2 le 1er au Stade Jean-Bouin. Le 23 août, le Paris SG dispute son premier match officiel pour le compte de la première journée du championnat de France de Division 2, appelé alors « National » : les Parisiens ramènent un match nul de Poitiers (1-1). Le 27 août est publié au Journal officiel l'acte de constitution du PSG. Dans les années 2010, le club retient le 12 août 1970, date d'enregistrement par le Journal officiel du changement de nom de l'association Paris FC, comme la date de fondation du club.

Le PSG termine pour sa première saison 1er du groupe Centre du championnat. Il est sacré champion de France de D2 le 12 juin 1971 après avoir affronté Monaco et Lille, vainqueurs des deux autres groupes. Le PSG est donc promu en D1 dès 1971. Malgré ce succès sportif, la Mairie de Paris, propriétaire du Parc des Princes et important bailleur de fonds du nouveau PSG, refuse de soutenir un club basé hors du territoire de la ville de Paris, le Paris Saint-Germain étant considéré comme un « club banlieusard ». Menacé dans son existence, le PSG est scindé en deux en mai 1972 : la section professionnelle reste en D1 sous les couleurs du Paris FC, tandis que le reste du club, et notamment l'équipe amateur évoluant en Division 3, conserve l'identité « Paris Saint-Germain ». Le mariage avec le PFC aura tenu moins de deux ans.

1973-1978 : l'ère Hechter

Profitant du refus de montée de l'US Quevilly pour des raisons financières, le PSG est promu en D2 dès 1973. Daniel Hechter et ses amis, dont Jean-Paul Belmondo, Francis Borelli, Charles Talar et Bernard Brochand, notamment, font leur entrée en scène. Le partenariat entre Henri Patrelle et Daniel Hechter ne dure pas même un an. Il avait débuté le 15 juin 1973 avec la signature d'un protocole entre le PSG et Daniel Hechter. Afin d'éviter une nouvelle affaire semblable à celle du PFC, le nom (Paris Saint-Germain Football Club) et les couleurs du club (bleu, blanc et rouge) deviennent protégées par contrat. Ce protocole est signé sur papier à en-tête du club où figure déjà le logo « tour Eiffel », en usage dès la saison 1972-73. Le siège social du club est transféré à Saint-Germain-en-Laye. Patrelle conserve son titre et sa qualité de président du PSG, mais Daniel Hechter, président du comité de gestion, joue un rôle majeur au club. Un conflit s'instaure alors entre les deux hommes pour le contrôle plein et entier du PSG. De même, sur le banc, Robert Vicot, officiellement entraîneur, doit souvent s'effacer devant Just Fontaine, officiellement directeur technique.

Cette double direction n'empêche pas le club d'être promu en D1 en juin 1974 à l'issue d'un match de barrage face à Valenciennes. Lors de ce match, Just Fontaine fera un arrêt cardiaque sans gravité à la suite de la victoire du club. Ironie du sort, le Paris FC chute en D2 dans le même temps. C'est au lendemain de cette promotion que Daniel Hechter devient officiellement président du club, poste jusque-là toujours occupé par Patrelle qui devient intendant de l'équipe de France A jusqu'en 1979.

En faisant son retour parmi l'élite, le PSG retrouve son statut professionnel abandonné deux ans plus tôt. Parmi les joueurs de l'époque, on trouve Jean-Pierre Dogliani, Mustapha Dahleb, François M'Pelé et parmi les entraîneurs, Vélibor Vasovic et Jean-Michel Larqué. Daniel Hechter lui-même dessine le maillot « historique » du club. L'inauguration du centre de formation au camp des Loges a lieu le 4 novembre 1975. Pierre Alonzo en prend la direction. Le Tournoi de Paris retrouve également vie en 1975. Il sera disputé jusqu'en 1993.

La présidence de Daniel Hechter est marquée par ses déboires finaux. Hechter est écarté de la présidence en janvier 1978 à la suite du scandale de la double billetterie du Parc des Princes.

1978-1991 : l'ère Borelli

Francis Borelli prend le relais pour 13 saisons. Sous sa conduite, le PSG remporte ses premiers trophées majeurs : deux coupes de France, en 1982 après une finale épique disputée face à Saint-Étienne, alors emmené par Michel Platini, qui joue là son dernier match pour un club français. Le PSG l'emporte 6 à 5 aux tirs aux buts après un match nul 2 buts partout, Nabatingue Toko et Dominique Rocheteau inscrivant les buts parisiens, Platini deux buts pour les Verts et en 1983, Paris conserve son titre en l'emportant face au nouveau champion de France, Nantes (victoire 3 à 2).

Le club de la capitale vit ses premières épopées européennes en 1982-1983 qui se finit en quart de finale contre l'équipe belge de Waterschei. Ce PSG-Waterschei en Coupe des coupes est considéré comme le premier grand rendez-vous européen du PSG. Le PSG, vainqueur 2-0 à l'aller à domicile, part favori pour la qualification. C'est en effet lors de cette confrontation contre le vainqueur de la Coupe de Belgique que le record d'affluence au Parc des Princes reste le plus élevé avec près de 49575 spectateurs. Mais lors du match retour, les Belges gagnent 3 à 0 après prolongations et se qualifient.

La saison suivante, le PSG se qualifie une nouvelle fois pour la Coupe des coupes et se fait encore éliminer de justesse en huitième de finale par la Juventus de Platini (2-2 à domicile et 0-0 à l'extérieur).

Lors de la saison 1984-1985, le PSG vit une saison moyenne avec une modeste 13e place en championnat, une finale de Coupe de France perdue contre l'AS Monaco et une élimination au 2e tour de la Coupe UEFA contre les Hongrois de Videoton. Gérard Houllier remplace alors l'entraîneur Georges Peyroche dès la saison suivante et le PSG accède au titre de champion de France lors de la saison 1985-1986 pour la première fois de son histoire. La formation de la capitale est emmenée par Dominique Rocheteau, Joël Bats, Luis Fernandez, qui est la nouvelle idole du Parc des Princes et le nouveau capitaine à la place de Dominique Bathenay. Le PSG parvient à rester invaincu pendant 26 matches. Safet Sušić est le nouvel artiste de l'équipe, il illumine de toute sa classe le championnat de France.

En 1988, Tomislav Ivić devient entraîneur du PSG. Il y obtient d'abord de bons résultats, le club parisien terminant à la deuxième place du championnat, à trois points de l'Olympique de Marseille. La saison suivante est plus décevante : les Parisiens sont éliminés rapidement en Coupe UEFA par la Juventus, et avec 14 défaites terminent à la cinquième place de D1.

Résistant à l'assaut du Matra qui, cinq années durant, tenta, en vain, de ravir au PSG sa position de numéro 1 dans la capitale, le président Borelli et son système de gestion à l'ancienne se trouvent à bout de souffle à l'attaque des années 1990.

1991-2006 : l'ère Canal+

Pour le détail des saisons voir : Saison 1993-1994, 1994-1995, 1995-1996, 1996-1997, 1997-1998, 1998-1999, 1999-2000, 2000-2001, 2001-2002, 2002-2003, 2003-2004, 2004-2005 et 2005-2006.

La présidence Denisot: Paris, un grand club européen (1991-1998)

En 1991, Canal+ investit dans le PSG et Michel Denisot devient président-délégué du club. Le diffuseur du championnat souhaite relancer son intérêt en opposant un adversaire à l'Olympique de Marseille. Le recrutement d'Artur Jorge et de plusieurs joueurs majeurs (Paul Le Guen, Valdo, Ricardo, David Ginola ou Laurent Fournier) permet à Paris de finir sur le podium (3e).

La saison suivante, Alain Roche, Vincent Guérin, Bernard Lama et George Weah renforcent davantage l'effectif. Après une première partie de saison en tête, Paris s'incline et termine deuxième. Il s'offre également une Coupe de France face à Nantes (3-0), et un match de légende en 1/4 de finale de Coupe UEFA face au Real Madrid (4-1). Le PSG sera ensuite éliminé par la Juventus Turin en demi-finale.

En 1993-1994, le Brésilien Raí renforce encore l'effectif. Paris s'installe en tête en octobre et ne la lâchera plus. Paris est de nouveau champion 8 ans après et atteindra la demi-finale de la Coupe des Coupes, éliminé par Arsenal FC. La saison suivante voit Luis Fernandez remplacer Artur Jorge. Paris ne peut faire mieux que 3e en championnat, mais il s'offre une nouvelle Coupe de France, ainsi que la première Coupe de la Ligue.

L'été 1995 est celui du changement. Plusieurs joueurs majeurs quittent le club (Weah, Ginola, Valdo), alors que Patrice Loko ou Youri Djorkaeff arrivent. La saison démarre sur les chapeaux de roue, Paris est très largement en tête du championnat. Mais le début de l'année 1996 est difficile et Paris voit Auxerre fondre sur lui. Denisot fait appel à Yannick Noah pour remobiliser l'effectif. Paris s'inclinera en championnat mais remporte la Coupe des coupes. Il est le second club français à gagner une Coupe d'Europe.

Durant l'été 1996, Luis Fernandez cède sa place à Ricardo Gomes, tandis que les premiers effets de l'Arrêt Bosman se font sentir sur le recrutement (notamment avec le départ de Djorkaeff). Après une nouvelle première partie de saison en tête, Paris s'incline face à Monaco et termine deuxième. De plus, il s'incline en finale de la Coupe des Coupes face à Barcelone. Enfin, Bernard Lama est contrôlé positif au cannabis et doit quitter le club. À la fin de la saison, Canal+ passe de 34 à 51 % au capital du club et devient donc majoritaire.

En 1997, Michel Denisot est en contact avec Ronaldo alors en instance de départ du FC Barcelone et qu'il souhaite faire venir au PSG. Alors que le club en a les moyens financiers, Michel Denisot se voit opposer le refus de Pierre Lescure pour qui ce transfert serait malvenu car il risquerait de conférer au PSG une situation nettement dominante dans le championnat, alors même que le groupe Canal + bénéficie des abonnements de supporteurs de toute la France.

Durant l'été 1997, Paris recrute Christophe Revault, Marco Simone ou Florian Maurice. À la suite d'une erreur administrative, le club frise l'élimination aux préliminaires de la Ligue des champions, mais se rattrape au retour (5-0). La saison débute bien, mais l'équipe connaît une période difficile à l'automne à la suite d'une mauvaise passe de Revault. Le club est éliminé au premier tour de la C1, et voit le podium s'éloigner en championnat. Le sourire reviendra avec les succès en finale des Coupes de la Ligue et de France, mais Paris termine 8e en championnat.

Déclin (1998-2006)

Denisot décide de passer la main et c'est Charles Biétry, l'autre candidat au poste en 1991 qui le remplace. Biétry décide de faire table rase du passé et une grande partie de l'effectif (dont Rai, Fournier, Le Guen, Guérin et Roche) quitte le club. Ils sont remplacés par Jay-Jay Okocha, Yann Lachuer, Christian Wörns ou encore le retour au club de Bernard Lama. Ricardo lui aussi quitte le club, et Alain Giresse est finalement choisi pour le remplacer. Mais très vite, la mayonnaise ne prend pas. L'équipe est en milieu de tableau en championnat, et subit une élimination prématurée en Coupe d'Europe face au Maccabi Haïfa. Face à ces résultats, Giresse est démis de ses fonctions et il est remplacé par Artur Jorge, que Biétry n'avait pas manqué de critiquer précédemment. Malgré tout, les résultats ne s'améliorent pas et Jorge critique ouvertement l'effectif. Bietry en tire les conséquences et démissionne, il est remplacé par Laurent Perpère. La saison est foutue, Perpère prépare la suite et remplace Jorge par Philippe Bergeroo. Le PSG termine 9e.

Après cette saison épouvantable, l'été suivant sert à faire le ménage dans l'effectif. Plusieurs joueurs arrivés un an auparavant quittent le club, qui recrute Ali Benarbia, Laurent Robert, ou Christian. Le PSG réalise une saison convaincante, il reste sur le podium toute la saison et termine deuxième. Seule ombre au tableau, la défaite en finale de la Coupe de la Ligue, face au FC Gueugnon.

La saison suivante, Paris est extrêmement ambitieux et dépense plusieurs centaines de millions de francs pour recruter Nicolas Anelka, Peter Luccin ou Stéphane Dalmat. L'objectif est le titre. Si l'équipe est convaincante à domicile, elle souffre à l'extérieur ce qui l'empêche de dominer. À partir de novembre, les résultats plongent, et Paris passe de la tête au milieu de tableau en quelques semaines. Après une lourde défaite à Sedan (5-1), Bergeroo est renvoyé et est remplacé par Luis Fernandez de retour au PSG afin de sortir le club de cette mauvaise passe. Mais les résultats ne s'améliorent pas. Paris perd en Coupe d'Europe face à La Corogne (4-3) après avoir mené 3-0. Le match face à Galatasaray est marqué par des incidents dans les tribunes. Paris termine 9e mais voit la pépite brésilienne Ronaldinho débarquer.

Alors que Canal+ devient propriétaire de 98 % du PSG à l'été 2001, le club dépense encore beaucoup d'argent pour faire venir José Aloisio, Gabriel Heinze, ou Hugo Leal. Malgré cette débauche de moyens, les résultats ne sont pas extraordinaires, Paris ne monte sur le podium qu'en janvier. Anelka est bradé au mercato. Finalement, Paris termine 4e et loupe la Ligue des champions. La saison suivante est marquée par une austérité lors du mercato. Paris parvient à prendre la tête fin octobre, mais ce sera son seul éclat de la saison. Le club plonge en milieu de tableau, Ronaldinho est laissé sur le banc, Luis Fernandez sauve sa tête en prenant les supporters à témoin. Finalement, Paris finira 11e, et s'incline en finale de la Coupe de France face à Auxerre.

Face au bilan sportif et financier désastreux (65 millions d'euros de déficit pour la saison 2002-2003), Canal+ débarque Perpère et Fernandez, et nomme les deux hommes phares du succès lillois, Francis Graille président, Vahid Halilhodžić entraineur. Graille est chargé de remettre de l'ordre dans les finances, Halilhodzic doit remettre l'équipe sur le droit chemin. Ronaldinho est cédé à Barcelone, tandis que Pauleta devient le buteur du PSG. Juan Pablo Sorín renforce également l'effectif. Le début de saison est difficile, Jérôme Leroy quitte le club. Mais Halilihodzic parvient à trouver la bonne formule et Paris s'installe sur le podium. Il y restera jusqu'au bout (2e) et remporte son premier titre en 6 ans, avec la Coupe de France. Mais la fin de saison est gâchée par le départ de Frédéric Déhu à Marseille.

Après le départ du capitaine, Heinze, Sorin, puis Fiorèse suivent. Paris dépense tout son budget recrutement avec Jérôme Rothen, Sylvain Armand et Mario Yepes. Mais l'équipe n'est pas complète et le début de saison est désastreux. De plus, une "taupe" a trahi les secrets du vestiaire, et les supporters grondent face à la politique des dirigeants. Halilhodzic croit trouver en Sergueï Semak le joueur manquant à l'effectif, mais rien ne s'arrange et Graille décide de se séparer de son ami. Il nomme Laurent Fournier pour finir la saison. Sous son commandement, les résultats s'améliorent légèrement et le club termine 9e. À la fin de la saison, Canal+ rachète les dernières parts de Alain Cayzac et devient propriétaire à 100 %, et il écarte Graille qu'il remplace par Pierre Blayau.

L'effectif est renforcé par les arrivées de Bonaventure Kalou, Vikash Dhorasoo ou David Rozehnal. L'équipe a fière allure sur le papier, et son début de saison est intéressant. Mais le président est insatisfait et renvoie Fournier au profit de Guy Lacombe. C'est à ce moment que les résultats du club décrochent à nouveau, le PSG finira 9e. Néanmoins, Paris remporte une nouvelle Coupe de France lors d'une face à l'Olympique de Marseille (2-1).

2006-2011 : l'ère Colony Capital

Pour le détail des saisons voir : Saison 2006-2007, 2007-2008, 2008-2009, 2009-2010 et 2010-2011.

En juin 2006, Canal+ revend le club à des fonds d'investissement américain (Colony Capital), français (Butler Capital Partners) et à une banque américaine (Morgan Stanley). Alain Cayzac est nommé président du club le 20 juin 2006.

Malgré le changement de propriétaire et de direction, priorité est donnée à la stabilité : Guy Lacombe demeure l'entraîneur du club, Alain Roche reste recruteur, Raí revient en tant qu'ambassadeur du club en Amérique du Sud, et l'effectif ne connait pas de bouleversement majeur (Mickaël Landreau et Amara Diané renforcent l'effectif et Pauleta prolonge). Malgré cette stabilité, le début de saison est difficile, Paris ne parvient même pas à passer dans la première moitié du tableau. Vikash Dhorasoo est renvoyé en octobre après avoir accusé l’entraîneur de mentir. Le pire est atteint en novembre avec une lourde défaite en Coupe UEFA au Parc face à Hapoël Tel-Aviv (2-4), puis la mort par balle d'un ultra parisien par un policier après le match. Début janvier 2007, Guy Lacombe est limogé et Paul Le Guen le remplace. L'espoir est important à la suite des excellents résultats du Breton à Lyon. Malgré une descente dans la zone de relégation en mars, les résultats s'améliorent sensiblement et Paris termine sa saison à la 15e place.

La saison suivante doit marquer le retour de Paris en haut du classement. La stabilité est toujours de mise avec les arrivées de Grégory Bourillon, Didier Digard et Zoumana Camara. Mais à nouveau, le PSG reste dans la seconde moitié du classement. En cause, d'excellents résultats à l'extérieur, mais une incapacité à gagner à domicile. C'est le « syndrome du Parc ». Pour provoquer un électrochoc, Le Guen titularise les jeunes à Valenciennes. Mais sans résultat majeur, il revient à l'équipe-type rapidement. En décembre, Paris bascule dans la zone de relégation. La victoire au Parc face à Lens met fin au "syndrome du Parc" et fait sortir Paris de la zone de relégation. À la fin du mercato, deux brésiliens, Éverton Santos et Willamis Souza arrivent. Mais c'est un flop complet et Paris redescend dans la zone de relégation au printemps. Une éclaircie apparaît avec le succès en Coupe de la Ligue face à Lens (1-0), mais une banderole parisienne destinée aux Lensois fait scandale. Un mois plus tard, Paris perd lourdement à Caen (3-0). Face à une situation désespérée, Michel Moulin est imposé comme directeur sportif à Alain Cayzac qui préfère démissionner le 21 avril, remplacé jusqu'à la fin de la saison par Simon Tahar. Il faudra attendre la dernière journée et une victoire inespérée à Sochaux (2-1) pour que Paris se sauve. En Coupe de France, le club se hisse tout de même en finale mais s'inclinera face à Lyon (1-0).

Pour remplacer Alain Cayzac, c'est Charles Villeneuve (ancien directeur des sports de TF1) qui est nommé président. Celui-ci maintien Paul Le Guen à son poste. Durant l'intersaison, la formation parisienne est profondément modifiée : Mario Yepes, Jérôme Alonzo et Pedro Miguel Pauleta arrivent en fin de contrat, tandis que Bernard Mendy, Amara Diané, Didier Digard, et David N'Gog sont vendus. Éverton Santos et Willamis Souza sont pour leur part prêtés à des clubs brésiliens. Du côtés des arrivées, les anciens internationaux français Claude Makelele et Ludovic Giuly, en fin de carrières, sont recrutés pour encadrer le groupe. Mateja Kežman, Guillaume Hoarau, et Stéphane Sessègnon sont également intégrés dans l'équipe. En dépit d'un début hésitant, la première partie de saison est finalement réussie. Le PSG parvient notamment à battre les trois premiers du championnat 2007-2008 : Lyon, Bordeaux et Marseille. Paris finit ainsi quatrième à la trêve hivernale. Cependant, une mini-crise survient : le 22 janvier 2009, Charles Villeneuve est forcé de démissionner, à la suite de l'envoi aux actionnaires d'une lettre critiquant la direction supérieure du club (cette lettre ayant été immédiatement diffusée dans la presse). Sébastien Bazin, PDG en Europe de Colony Capital, actionnaire majoritaire, prend alors la présidence provisoire. Ce changement de gouvernance n'a pas d'effets néfastes immédiats concernant les résultats du club ; avant la rencontre face à Marseille le 15 mars, Paris enchaine ainsi six victoires et un nul en huit matchs, et possède l'occasion de se substituer à Lyon en tête du championnat. Mais le PSG s'incline. La direction du club annonce par la suite que Paul Le Guen ne sera pas reconduit pour la saison prochaine, en raison d'une mésentente de l'entraineur parisien avec une partie du staff technique. Dès lors, Paris enchaine les mauvais résultats jusqu'à la dernière journée. Le PSG finit sixième, laissant échapper une qualification pour la Ligue des champions, et finalement pour la Ligue Europa.

Les dirigeants choisissent l'ancien parisien Antoine Kombouaré pour remplacer Le Guen. L'équipe subit peu de changement lors du mercato, avec seulement les arrivées de Mevlüt Erding, Grégory Coupet, et Christophe Jallet, et les départs de Mickaël Landreau, Fabrice Pancrate, Mateja Kežman et Jérôme Rothen. Le début de saison est excellent, et Paris pointe en tête (ex-aequo) avec Bordeaux et Lyon fin août. En septembre, Colony Capital rachète les parts de Morgan Stanley, et Robin Leproux (Directeur général de RTL entre 2001 et 2005) remplace Sébastien Bazin à la tête du club. La faiblesse du banc parisien le fait reculer dès l'automne en milieu de tableau et l'absence durant la grande partie de la saison de son tandem en attaque Hoarau-Erding l'empêche de briller en championnat et Paris terminera cette saison à la 13e place. Toutefois, le club remporte une nouvelle Coupe de France face à Monaco.

Malgré la décevante 13e place l'an passé, Leproux, Kombouaré et Roche demeurent en place. Le club se renforce avec les arrivées de Mathieu Bodmer, Siaka Tiéné et de Luis Nenê. Après un début de saison intéressant, Paris se stabilise dans le haut du classement à partir de novembre, en particulier grâce aux performances éblouissantes de Nenê, qui reçoit le Trophée UNFP du joueur du mois de décembre 2010. Le départ agité de Stéphane Sessègnon lors du mercato hivernal ne perturbe pas la bonne marche du club, qui reste en course pour une qualification en C1. Toutefois, Paris termine seulement 4e du championnat et ne se qualifie pas pour la Ligue des champions. En Coupe de France, le club atteint de nouveau la finale mais s'incline face aux Lillois, qui réaliseront cette année-là le doublé coupe-championnat.

Le bilan du passage de Colony Capital à Paris est très médiocre, d'une part au niveau sportif, avec certes une coupe de la ligue en 2008 et une coupe de France en 2010 (ainsi que deux finales en 2008 et 2011), mais le club n'a pu faire mieux en ligue 1 qu'une quatrième place en 2011 (et donc par conséquent ne s'est jamais qualifié pour la ligue des champions), n'a joué qu'une saison sur deux la Ligue Europa et a même frôlé la relégation lors des saisons 2006/2007 et 2007/2008. Durant cette période le club s'est aussi fortement endetté et les actionnaires n'ont pas su gérer la dégradation des relations entre les supporters, conduisant à de nombreuses violences et la mort de deux supporters en 2006 et 2010, aboutissant à la mise en place d'un plan de sécurité (connu sous le nom du "plan Leproux") en 2010, plan fortement contesté par les supporters les plus fervents du club, car malgré la disparition de toute violence, cela a entraîné la chute de la fréquentation du parc des princes lors de la saison 2010/2011, ainsi que la fin de la superbe ambiance qui y régné.

Depuis 2011 : l'ère Qatar Investment Authority (QIA)

Pour le détail des saisons voir : Saison 2011-2012, 2012-2013, 2013-2014, 2014-2015, 2015-2016 et 2016-2017.

Débuts du projet animés (2011-2013)

En 2011, le fonds souverain Qatar Investment Authority rachète 70 % des parts du club. Le 6 mars 2012. Alors que Grégory Coupet et Claude Makelele prennent leur retraite et que Ludovic Giuly part à l'AS Monaco, Colony Capital signe l'arrivée de Nicolas Douchez avant de passer la main aux Qatariens. Les dirigeants de QSI, par l'intermédiaire de Nasser Al-Khelaïfi, nouveau président du club, fixent des objectifs ambitieux et apportent des moyens financiers considérables : cent millions d'euros pour recruter des joueurs pendant l'été 2011. QSI souhaite remporter le championnat de France, les coupes nationales ainsi que la Ligue des champions à long terme.

Les propriétaires qataris suppriment le poste de Robin Leproux et nomment Leonardo comme directeur sportif. Jean-Claude Blanc prend ses fonctions quelque temps plus tard en tant que directeur général délégué. Leonardo, ancien joueur du PSG dans les années 1990, fait venir plusieurs joueurs du championnat italien tels que Jérémy Ménez, Mohamed Sissoko et Salvatore Sirigu. Des joueurs de Ligue 1 rejoignent aussi Paris comme Kevin Gameiro, Blaise Matuidi et Milan Biševac. Le président Al-Khelaïfi évoque aussi une construction à long terme, veut miser sur de jeunes joueurs talentueux et déclare à plusieurs reprises « être à la recherche du nouveau Messi ». Il pense d'abord l'avoir trouvé en Javier Pastore qui signe pour 43 millions d'euros, ce qui constitue un record en France. Sur le plan sportif, le club de la capitale est champion d'automne (en tête du championnat lors de la trêve hivernale). Des échos favorables proviennent de la presse, le nombre moyen de spectateurs par match augmente et le club met en œuvre une stratégie « d'internationalisation » : le PSG fait notamment parler de lui lorsqu'il entre en concurrence avec plusieurs autres clubs afin de recruter David Beckham ou Carlos Tévez. Mais l'entraîneur Antoine Kombouaré se fait licencier. Il paye probablement les éliminations prématurées au premier tour de la Ligue Europa et celle en coupe de la Ligue contre la modeste équipe de Dijon. Le 30 décembre 2011, pendant la trêve hivernale, l'Italien Carlo Ancelotti, double vainqueur de la Ligue des champions, devient le nouvel entraîneur du club. Trois nouvelles recrues renommées rejoignent le PSG, pendant le mercato hivernal : Maxwell, Thiago Motta et Alex. En parallèle, QSI rachète les 30 % restants à Colony Capital et devient donc propriétaire du PSG à 100 %. Finalement, le Paris Saint-Germain termine deuxième du championnat derrière le surprenant Montpellier.

Durant l'intersaison 2012, le PSG est l'un des clubs les plus actifs du marché des transferts. Quatre joueurs sont recrutés en Italie : l'attaquant argentin du SSC Naples Ezequiel Lavezzi arrive contre 31 millions d'euros, le jeune Marco Verratti, désigné comme le « nouveau Pirlo » par la presse italienne, est recruté pour 11 millions depuis Pescara. Enfin, les deux joueurs les plus rémunérés du Milan AC sont accueillis : l'attaquant suédois Zlatan Ibrahimović, pour un montant de 20 millions d'euros et un salaire record estimé à 14 millions d'euros net annuel, et le défenseur brésilien Thiago Silva, pour un montant record en France de 49 millions d'euros. À la suite du départ de Milan Biševac à Lyon, le PSG recrute l'international néerlandais de l'Ajax d'Amsterdam Gregory van der Wiel comme doublure à Christophe Jallet. La jeune pépite brésilienne Lucas est elle aussi achetée durant le marché des transferts mais ne viendra qu'en janvier 2013 afin de terminer sa saison au Brésil avec le São Paulo FC. Lors du mercato hivernal, le club recrute David Beckham pour six mois. Nenê et Guillaume Hoarau sont, eux, respectivement transférés à Al-Gharafa au Qatar et au Dalian Aerbin en Chine. Le 6 mars 2013 est une nouvelle date charnière : l'équipe parvient à se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions, performance qui n'avait pas été réalisée depuis 1995. Cependant, le FC Barcelone élimine le club parisien aux buts à l'extérieur à l'issue de deux matchs nuls (2-2 au Parc des Princes, 1-1 au Camp Nou). Le 12 mai 2013, pour la troisième fois de son histoire après les titres de 1986 et 1994, l'équipe remporte le championnat avec une victoire (0-1) contre l'OL : l'objectif premier des Qataris est rempli. L'intersaison est rendue compliquée par les atermoiements autour du départ de l'entraîneur Carlo Ancelotti, finalement parti au Real Madrid. Peu de temps après, Leonardo annonce sa démission, à la suite d'une suspension de 14 mois notifiée par la Fédération Française de Football, conséquence de l'affaire du "coup d'épaule" dans les couloirs du Parc des Princes auprès de l'arbitre Alexandre Castro après le match contre Valenciennes.

Affirmation sur la scène nationale (depuis 2013)

Pour remplacer Carlo Ancelotti au poste d'entraîneur, le Paris Saint-Germain signe le 25 juin 2013 l'ancien sélectionneur français Laurent Blanc. Plus tard, le club recrute l'attaquant uruguayen Edinson Cavani contre une indemnité d'environ 64 millions d'euros, un nouveau record en France devançant celui de Javier Pastore, deux ans auparavant. L'ambition des dirigeants parisiens est de l'associer avec Zlatan Ibrahimović afin de créer l'un des meilleurs duos d'attaquants en Europe. Le défenseur brésilien prometteur Marquinhos signe également au PSG pour la somme de 34 millions d'euros. Enfin, le club voit le départ de plusieurs joueurs de la période Colony Capital : il s'agit de Sylvain Armand, présent depuis 2004 avec près de 400 apparitions, de Mathieu Bodmer, de Siaka Tiéné et enfin du capitaine Mamadou Sakho transféré pour 20 millions d'euros au Liverpool FC Le club domine de nouveau le championnat et son groupe de Ligue des champions en première partie de saison. Éliminés prématurément de la Coupe de France par le Montpellier HSC, les Parisiens sont battus au stade des quarts de finale de la Ligue des champions par Chelsea FC, puis remportent la Coupe de la Ligue face à l'Olympique lyonnais (2-1). Le 7 mai 2014, le Paris Saint-Germain obtient son quatrième titre de champion de France et son deuxième consécutif avec un total de 89 points, un nouveau record, qui sera battu par la formation parisienne deux ans plus tard.

Pendant l'intersaison et la période des transferts, le PSG sera l'une des cible du fair-play financier organisé par l'UEFA. En conséquence, le club voit son budget de transferts réduit à 60 millions d'euros et sa masse salariale encadrée. Cependant, le PSG fait un nouveau « gros coup » sur le marché des transferts : le défenseur brésilien David Luiz provenant du Chelsea FC rejoint le club de la capitale pour un montant de 49,5 millions d'euros ce qui lui permet de devenir l'un des défenseurs le plus cher du monde. Plus tard, Serge Aurier, latéral droit prometteur, rejoint le PSG. Cependant, il s'affilie au club sous un prêt avec option d'achat pour contourner les règles du fair-play financier imposé par l'UEFA. Ce transfert pousse sur le départ Christophe Jallet, au club depuis cinq années, qui s'engage avec l'Olympique lyonnais. Sur le plan sportif, malgré un départ intéressant en battant le FC Barcelone (3-2) au Parc des Princes, le PSG termine second de sa poule. Le club parisien, non tête de série lors du tirage, hérite d'un favori en huitièmes de finale : le Chelsea FC qu'il bat contre toute attente dans le temps additionnel à Stamford Bridge après un match haut en rebondissements. La formation parisienne est cependant éliminée par le club barcelonais, qu'il affronte une nouvelle fois, en quart de finale pour la troisième fois consécutive. En France, le PSG remporte son cinquième titre de champion sur le fil alors que respectivement l'Olympique de Marseille et l'Olympique lyonnais ont pris les rênes du classement jusqu'à la 30e journée. Paris rafle également les deux coupes nationales : la Coupe de la Ligue en battant le SC Bastia (4-0) et la Coupe de France contre l'AJ Auxerre (1-0), ce qui lui permet de réaliser un quadruplé inédit dans l'histoire du football français.

Au cours de l'intersaison 2015, le club parisien est beaucoup plus actif sur le marché des transferts puisque l'UEFA lève les sanctions à l'encontre du PSG dans le cadre du fair-play financier. C'est ainsi que le club finalise le recrutement de l'attaquant argentin Angel Di Maria, convoité depuis un an, pour la somme de 63 millions d'euros, proche du record établi par le transfert d'Edinson Cavani en 2013. El Fideo, son surnom en Argentine est ainsi voué à être titularisé sur l'aile droite ce qui permet à Laurent Blanc de renforcer son onze. D'autres recrues sont transférées au PSG, cette fois-ci dans un but différent afin d'apporter plus de concurrence au groupe. Ainsi, le gardien allemand Kevin Trapp signe au club pour 9 millions d'euros, tout comme le milieu de terrain Benjamin Stambouli et le latéral gauche Layvin Kurzawa pour 24 millions d'euros en provenance de l'AS Monaco. Du côté des départs, le club transfère l'international français Yohan Cabaye aux Anglais de Crystal Palace et Zoumana Camara, joueur présent à Paris depuis 2007, met un terme à sa carrière et intègre le staff technique. La saison faisant suite à cette période de transferts voit la formation parisienne battre tous les records sur le plan national en remportant son sixième titre de champion dès le mois de mars après une victoire toute aussi retentissante contre l'ESTAC (9-0), la plus large à l'extérieur dans l'histoire du club. D'autres records tombent sous l'escarcelle parisienne : il s'agit du record de points avec 96 unités ou encore la meilleure différence de buts de +83. Le PSG remporte pour la seconde fois consécutive les deux coupes nationales dont la Coupe de France contre le rival marseillais qu'il égalise au palmarès de la plus ancienne compétition de football française. En revanche, le bilan est décevant en Ligue des champions de l'UEFA où le club est éliminé en quart de finale pour la quatrième fois consécutive contre Manchester City ce qui serait vécu selon plusieurs échos de la presse comme une humiliation pour les propriétaires qatariens.

Suite à cette désillusion, le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi appelle début juin 2016 dans une interview au journal Le Parisien à des changements majeurs et entamer « un nouveau cycle ». Quelques semaines plus tard, le club annonce la résiliation du contrat de Laurent Blanc et la nomination de l'espagnol Unai Emery pour lui succéder. Le PSG fait signer dans la foulée plusieurs recrues souhaitée par le nouvel entraîneur : Hatem Ben Arfa, en fin de contrat à l'OGC Nice rejoint le club, ainsi que Grzegorz Krychowiak déjà présent à Séville avec Emery, le latéral belge Thomas Meunier et le milieu offensif Giovani Lo Celso prêté à son club formateur Rosario Central jusqu'à janvier 2017. Ce mercato est jugé étonnant par la presse puisque le club a été davantage économe en choisissant des joueurs qui n'étaient pas les premiers choix, et aussi parce que des cadres, comme Zlatan Ibrahimović et David Luiz, n'ont pas été remplacé.